:: La newsletter du Cniid du 16 avril 2009 ::

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:: Sommaire

:: La fili̬re des D3E de nouveau ̩pingl̩e... mais cette fois par les pouvoirs publics !

Un rapport interminist̩riel (1) publi̩ le 11 mars dernier s'est pench̩ sur le bilan environnemental de l'̩lectronique Hi-Tech. Focalis̩ sur les enjeux ̩nerg̩tiques, le rapport aborde n̩anmoins la question des d̩chets et cloue au pilori les acteurs de la fili̬re fran̤aise des D3E (d̩chets d'̩quipements ̩lectriques et ̩lectroniques).

Un bilan environnemental d̩plorable

Les auteurs s'offusquent des pi̬tres performances fran̤aises face aux objectifs de la directive europ̩enne : 2,5 kg de D3E collect̩s par an et par habitant alors que l'UE en exige 4kg (2).   Quatre dix fois moins efficace que ses voisins  , la France a effectu̩ des choix de collecte contestables pour les D3E des particuliers et a carr̩ment vu disparątre toute fili̬re consacr̩e aux d̩chets des professionnels. On comprend la lecture du rapport que ces derniers pourraient bien alimenter les exportations ill̩gales tandis que les petits D3E des m̩nages (t̩l̩phones portables, informatique sauf ̩crans) peinent s'extraire des fili̬res classiques de traitement des OM ou de r̩cup̩ration des m̩taux (par broyage et fusion).

Eco-organisme ou ̩co-mafia ?

On prend la m̻me formule et on recommence ? Le processus de cr̩ation des ̩co-organismes pour la gestion des D3E n'a apparemment pas tir̩ les le̤ons du scandale Eco-Emballages. L encore, le rapport distribue bons et mauvais points. C'est l'organisme Ecosyst̬me qui est vis̩, avec sa situation de quasi-monopole (70% du march̩) et sa structure forte consanguinit̩ o clients et actionnaires ne font qu'un : la grande distribution. Ecosyst̬me a ainsi re̤u la majorit̩ des 188 millions d'euros d'̩cotaxe et dort sur une tr̩sorerie de 100 millions. Les investissements dans des fili̬res de traitement sont toujours attendus Ecosyst̬me a impos̩ la r̬gle du  un pour un  (3) qui reporte une charge indue de collecte sur les communes et, disposant de la puissance logistique de la grande distribution, a opt̩ pour des choix peu ̩cologiques : transports distants, fili̬res  non nationales , pas de diff̩rentiation par marque, pas de traitement sp̩cifique. A ses c̫t̩s, les organismes Ecologic (̩conomie sociale et solidaire) et ERP (les grandes marques associ̩es) sont bien not̩s, le dernier souffrant m̻me de r̬gles l'emp̻chant d'exercer une concurrence saine avec Ecosyst̬me.

Les D3E, un fl̩au bien plus toxique qu'on ne le croit

Malgr̩ son ton tr̬s alarmiste, ce rapport ne tire pas les cons̩quences environnementales des faits expos̩s ci-dessus. Au Cniid, on sait de mieux en mieux ce que signifie au quotidien l'̩chec d'une politique de gestion des D3E : dans les feux ciel ouvert des d̩charges asiatiques et africaines o terminent nos D3E, le chlore du PVC et les compos̩s brom̩s (retardateurs de flamme) se combinent pour former des dioxines mixtes chlor̩es-brom̩es dont les chercheurs ont montr̩ que certaines seraient plus toxiques que les dioxines d̩j connues (4). Ce ph̩nom̬ne se produit-il dans les fours d'incin̩ration ou les fourneaux de seconde fusion des m̩taux ?   Difficile d'en ̩valuer les cons̩quences ̩cologiques et sanitaires tant que ce type de dioxines ne sera pas mesur̩ en sortie de chemin̩e. Quoiqu'il en soit, cela illustre clairement o devraient se situer les efforts d'une strat̩gie de gestion des D3E : seule l'̩co-conception des produits en amont peut nous d̩barrasser des fardeaux toxiques de l'aval. Pour doper l'̩co-conception, il faut que la collecte et l'̩cotaxe refl̬tent de mani̬re diff̩renci̩e les responsabilit̩s de chaque producteur, pour p̩naliser les produits peu recyclables au b̩n̩fice des produits d̩montables, r̩parables, r̩cup̩rables et recyclables en dernier ressort. C'est cette r̩affirmation d'une Responsabilit̩ Individuelle du Producteur (RIP), dans l'esprit de la directive europ̩enne, qui fait gravement d̩faut aux conclusions du rapport interminist̩riel.

(1) Rapport TIC et D̩veloppement Durable, Conseil g̩n̩ral de l'environnement et du d̩veloppement durable (MEEDDAT) et Conseil g̩n̩ral des technologies de l'information (MINEFI), d̩cembre 2008, t̩l̩chargeable sur www.telecom.gouv.fr

(2) Soit 25% des 16kg/an produits par un Europ̩en moyen

(3) Un produit repris (en apport volontaire dans les 10000 points de collecte des distributeurs) pour un produit vendu ; ce qui limite l'apport volontaire et reporte l'effort de collecte sur les 4000 points municipaux

(4)  Relative differences in aryl hydrocarbon receptor-mediated response for 18 poly-brominated and mixed halogenated dibenzo-p-dioxins and -furans in cell lines from 4 different species  - H.Olsman, M.Engwall, U.Kammann, M.Kempt, J.Otte, B. Van Bavel, H. Hollert Juin 2007 Environmental Toxicology and Chemistry

Contact : H̩l̬ne Bourges

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:: La "valorisation" du gaspillage ̩nerg̩tique : tous les moyens sont bons

A l'heure du r̩chauffement climatique et de la n̩cessaire r̩duction des ̩missions de gaz effet de serre, l'industrie du d̩chet communique massivement en se pr̩sentant comme un secteur producteur d' ̩nergie verte . Les incin̩rateurs sont d̩sormais auto-proclam̩s  unit̩s de valorisation ̩nerg̩tique  (sic!) et les d̩charges  bior̩acteurs  (re-sic!). Toute cette s̩mantique tr̬s  d̩veloppement durable  vise redorer une industrie obsol̬te dont les populations ne veulent plus. A la t̻te de cette campagne de  greenwashing , le SVDU, syndicat des exploitants d'incin̩rateurs, est pr̻t tout pour d̩fendre son business. La reconnaissance par les industriels eux-m̻mes de la pi̬tre performance ̩nerg̩tique des incin̩rateurs fran̤ais sert de pr̩texte, non pas la r̩duction de l'incin̩ration, mais de nouveaux investissements massifs pour d̩velopper de nouvelles unit̩s, ̩ventuellement connect̩es des r̩seaux de chaleur. Les citoyens seraient de nouveau pris en otage pour des d̩cennies, apr̬s les investissements colossaux consentis pour la mise aux normes des usines depuis le d̩but des ann̩es 2000. R̩cemment, la journ̩e technique   d̩chets, climat, ̩nergie   organis̩e par l''Observatoire R̩gional des D̩chets d'le-de-France (Ordif) a magistralement illustr̩ cette nouvelle d̩rive : une belle vitrine publicitaire a ainsi ̩t̩ donn̩e aux exploitants d'incin̩rateurs et de d̩charges alors que l'impact positif sur le climat de la pr̩vention ou des alternatives (tri, recyclage, compostage...) n'a ̩t̩ qu'̩voqu̩. La r̩duction la source est une expression taboue pour les industriels : elle est pourtant la meilleure solution   pour r̩duire notablement les ̩missions de gaz effet de serre et ̩conomiser nos ressources naturelles. L'intervention d'un ̩lu local fut tr̬s r̩v̩latrice de la situation actuelle :  Je n'y comprends rien ! On nous demande de r̩duire le recours la d̩charge et l'incin̩ration et vous nous pr̩sentez sans cesse ces proc̩d̩s comme des alternatives !  .

S'appuyant sur les derniers chiffres d'Eurostat (1), le Cniid a de nouveau point̩ du doigt le retard de la France qui ne recycle que 16% de ses d̩chets (13̬me rang europ̩en) et n'en composte que 14% (10̬me rang). A l'inverse, elle a massivement recours aux fili̬res d'̩limination en enfouissant 34% de ses d̩chets et en en brlant 36% (5̬me rang). Plus du quart des incin̩rateurs europ̩ens sont implant̩s en France (130 unit̩s) ! L'incin̩ration est une technologie sous perfusion d'argent public freinant les investissements pour le d̩veloppement d'autres modes de gestion des d̩chets et de production ̩nerg̩tique moins polluants. Rappelons qu'en 2001, le Parlement europ̩en (2) s'̩tait oppos̩ l'introduction de l'incin̩ration parmi les sources d'̩nergie renouvelable expliquant que  cela est en contradiction non seulement avec les r̩alit̩s scientifiques mais aussi avec l'image de l'̩lectricit̩  verte . De plus cette approche va l'encontre des efforts d̩ploy̩s par l'Union en mati̬re de pr̩vention et de recyclage des d̩chets . ̥ quand des portes ouvertes dans les incin̩rateurs et les m̩ga-d̩charges pour la semaine du gaspillage durable ?

(1) Donn̩es disponibles ici

(2) Expos̩ des motifs du vote en deuxi̬me lecture de la Directive 2001/77/CE

Contact : David Dabo

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:: " YES, WE CAN(ette) ! "

La consigne pour recyclage dispose d̩sormais de son propre groupe sur facebook .   YES, WE CAN(ette) !  compte actuellement plus de 450 membres et ses cr̩atrices s'investissent pour la mise en place d'une consigne pour recyclage des canettes et bouteilles plastiques usage unique. Leur objectif : mettre fin l'abandon sauvage de ces d̩chets d'emballages m̩nagers dans la nature et augmenter les taux de recyclage.  

Cette initiative ne s'arr̻te pas l, mais s'inscrit dans une d̩marche plus large. En effet, l'internaute r̩sidant en Belgique peut acc̩der directement une p̩tition en ligne destination des pouvoirs publics comp̩tents belges et europ̩ens, ce qui lui permet d'appuyer davantage sa demande de mise en place d'un tel dispositif. Pour rappel, un syst̬me de consigne pour r̩utilisation et/ou recyclage des d̩chets d'emballages de boissons g̩n̩r̩s par les m̩nages est en place chez certains de nos voisins europ̩ens (Allemagne, Danemark ou Pays-Bas) alors qu'il ne subsiste en France que pour des circuits professionnels (restauration, h̫tellerie).

Pourtant, il pourrait s'av̩rer bien utile car l'environnement fran̤ais souffre ̩galement de l'abandon sauvage des emballages, et plus g̩n̩ralement d'objets dont le d̩tenteur ne veut plus, dans la nature.   Les gens ne se rendent absolument pas compte de l'impact des d̩chets, comme les canettes ou les bouteilles notamment en plastique, sur la faune et la flore  explique Isabelle Poitou, responsable de l'association MerTerre, membre de la Coordination nationale pour la r̩duction des d̩chets la source, dont le Cniid g̬re le secr̩tariat. En lien avec d'autres structures, cette association organise r̩guli̬rement des actions de nettoyage de plages et de bords de rivi̬res. Lors de ces initiatives, les volontaires  soulagent  chaque ann̩e la nature de centaines de m3 de d̩chets, ce qui permet ̩galement d'am̩liorer les connaissances quantitatives et qualitatives de cette pollution.

Si ce ph̩nom̬ne d'incivilit̩ ne date pas d'hier, il aura toutefois fallu une longue lutte de la part des associations de protection de l'environnement, dont le Cniid, pour obtenir des pouvoirs publics qu'une ̩tude soit men̩e au sujet de la consigne. En France, certaines parties prenantes mettent toujours en question la pertinence d'un syst̬me de consigne pour recyclage et/ou r̩utilisation. Alors que les infrastructures sont ou se mettent en place pour recycler toujours plus d'emballages, qui sont bien souvent sans int̩r̻t essentiel pour la soci̩t̩, la consigne pour r̩utilisation demanderait une r̩organisation, ce qui n'est pas du got de tout le monde. Eco-Emballages reste aujourd'hui le seul ̩co-organisme en charge de la gestion des d̩chets d'emballages issus des m̩nages. Un syst̬me de consigne pour r̩utilisation ou recyclage serait sans doute concurrentiel celui du Point Vert, mais notre sens essentiel car, rappelons-le, seule une bouteille d'eau consomm̩e en France sur deux ̩tait recycl̩e en 2008. L'autre moiti̩ s'est retrouv̩e dans une d̩charge, un incin̩rateur, voire dans la nature.

̥ titre d'exemple, sur son site internet, la ville de Vienne fait le point sur l'int̩r̻t environnemental d'un syst̬me de consigne pour r̩utilisation : une bouteille en verre s'utilise pr̬s de 60 fois et remplace ainsi la production et le traitement de 50 emballages de boissons usage unique du m̻me volume.

Groupe   YES, WE CAN(NETTE)   sur facebook.

Pour les germanophones : les 48 Misttipps de la Ville de Vienne

Images : des d̩chets d'emballages collect̩s en automne 2008 lors du nettoyage de l'Huveaune (fleuve c̫tier du d̩partement des Bouches-du-Rh̫ne). Pour plus d'information, rendez-vous sur le site de l'association MerTerre.

Contact : Wiebke Winkler

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:: Dispositifs m̩dicaux en PVC souple : suite et fin ?

  Ils [les dispositifs m̩dicaux, ndlr] ne doivent pas contenir de substances class̩es comme canc̩rog̬nes, mutag̬nes ou toxiques pour la reproduction dans les cat̩gories 1 et 2 de l'annexe I de la directive 67/548/CEE, moins qu'aucun autre dispositif d̩pourvu de telles substances ne soit disponible

En 2006, cet amendement soumis par une d̩put̩e europ̩enne la premi̬re lecture de la Commission environnement du Parlement europ̩en avait attir̩ les foudres de certains fabricants de dispositifs m̩dicaux. Adopt̩ de justesse en premi̬re lecture de cette m̻me commission (26 voix pour et 24 contre), il a par la suite disparu au cours des n̩gociations en vue d'un accord de compromis.

Un des comit̩s scientifiques de l'Union europ̩enne s'̩tait d̬s 2002 exprim̩ sur ce que l'on appelle le risque/b̩n̩fice li̩ l'utilisation de dispositifs m̩dicaux contenant du DEHP - le phtalate le plus utilis̩ pour rendre le PVC souple. En 2008, ce comit̩ scientifique avait publi̩ un nouveau rapport ce sujet.   La r̩vision de la directive sur les dispositifs m̩dicaux ̩tait d̩j termin̩e lors de la publication de l'opinion scientifique. Si les d̩cideurs avaient attendu ce document, l'accord de compromis aurait d retenir l'amendement alors jug̩ trop radical par certains, mais qui refl̬te finalement l'opinion scientifique de 2008 explique Lisette van Vliet conseill̬re sur les substances chimiques pour le r̩seau europ̩en Health & Environment Alliance.

L'̩l̩phant n'a, notre sens, accouch̩ que d'une petite souris, mais c'est d̩j mieux que rien : la directive 2007/47/CE pr̩voit ainsi que certains dispositifs feront l'objet d'un ̩tiquetage sp̩cifique pour avertir de la pr̩sence de certains phtalates (normes parątre).

Beaucoup d'encre avait coul̩ en 2007 par rapport aux plastifiants des dispositifs m̩dicaux en PVC souple. Le Cniid avait entre autres interpell̩ la ministre de la Sant̩ sur la publication de recommandations portant sur les phtalates dans les dispositifs m̩dicaux. De son c̫t̩, le comit̩ de d̩veloppement durable en sant̩ (c2ds) ne cessait d'informer les professionnels de sant̩ et les centrales d'achat sur la pr̩sence de phtalates dans le mat̩riel m̩dical.

D̩but 2008, Mme Bachelot annon̤ait qu'un document ̩tait en pr̩paration. Le mois dernier, l'Afssaps a effectivement publi̩ des recommandations portant sur les phtalates dans les dispositifs m̩dicaux, pour couvrir la p̩riode transitoire entre l'opinion scientifique publi̩e en f̩vrier 2008 et l'application des exigences de la nouvelle directive europ̩enne ( partir de mars 2010).

Le c2ds a tout de suite sollicit̩ une audience aupr̬s de la ministre de la Sant̩   afin de voir quel accompagnement financier peut ̻tre mis en place pour aider les ̩tablissements respecter les recommandations de l'Afssaps  . Selon un article publi̩ en mars 2008 dans la Gazette Sant̩ Social   les surcots engendr̩s par l'achat de dispositifs alternatifs souvent 15 20 % plus chers que les produits en PVC expliquent la raret̩ de ces politiques de substitution  .

Si l'agence sanitaire est charg̩e d'̩valuer les risques, la gestion des risques rel̬ve du domaine des politiques. Mais qui aura la sagesse d'acter enfin la substitution progressive de tous les usages du PVC, ce plastique chlor̩ qui engendre des probl̬mes pour l'environnement et la sant̩ tout au long de son cycle de vie, notamment lors de sa destruction par incin̩ration ?

Contact : Wiebke Winkler

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:: Le projet de tri m̩cano-biologique Saint-Priest-la-Roche (42) a du plomb dans l'aile

Le tribunal administratif (TA) de Lyon vient de rejeter la d̩lib̩ration du syndicat d'̩tude et d'̩limination des d̩chets du Roannais, qui adoptait la d̩l̩gation de service public des soci̩t̩s Urbaser et Valorga pour la construction et l'exploitation de l'usine de TMB. Rappelons qu'auparavant, le TA avait d̩j annul̩ la d̩lib̩ration du m̻me syndicat sur le choix du mode de gestion des d̩chets, et pr̩cisons que cette annulation n'est pas d̩finitive car le syndicat a fait appel et le jugement est en attente.

Concr̬tement cela repousse la construction de l'usine certainement de plusieurs ann̩es. Autant de temps pour mettre en oeuvre par exemple la redevance incitative dans l'ensemble des communes membres du syndicat (d̩j en place sur la Communaut̩ de communes du Pays de Charlieu) et des alternatives pour la gestion des biod̩chets qui permettraient de rendre caduc ce projet de TMB.

Contact : H̩l̬ne Bourges

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:: Le d̩partement de Seine-et-Marne ou la d̩charge d'le-de-France

Le Cniid a eu le  plaisir  de visiter d̩but avril l'une des sept d̩charges de classe 2 de Seine-et-Marne, celle de Claye-Souilly. Cette d̩charge, exploit̩e par la REP, filiale de Veolia, est la plus grosse d̩charge de France et l'une des plus grosses d'Europe avec plus d'un million de tonnes de d̩chets enfouis annuellement. Les responsables de cette installation se sont targu̩s d'avoir un des centres de stockage les plus performants et innovants gr̢ce leur centre de tri de d̩chets industriels banals (DIB). Pourtant, pr̬s de la moiti̩ des d̩chets enfouis dans la d̩charge sont des DIB, v̩ritable manne financi̬re pour l'exploitant qui accueille les d̩chets des d̩partements voisins. Mais quid de la pollution g̩n̩r̩e par cette d̩charge vieille de 40 ans et ̩tendue sur pr̬s de 400 Ha ? De r̩centes mesures ont r̩v̩l̩ la pr̩sence d'arsenic dans la nappe, provenant des casiers de stockage (joliment appel̩s  alv̩oles de biod̩gradation des d̩chets  par l'exploitant).

La centrale de cog̩n̩ration flambant neuve fait la fiert̩ de l'exploitant ... mais encore au d̩triment de l'environnement. Devant l'impossibilit̩ de respecter les normes de rejet, l'arr̻t̩ pr̩fectoral modifi̩ en f̩vrier 2009 autorise d̩sormais d̩passer les valeurs limites d'̩missions initiales en SO 2 (valeur limite d'̩mission initialement 100 augment̩e 650 mg/Nm 3 ).

Invit̩ par l'association locale Adenca (membre de la Coordination), qui lutte pour limiter la prolif̩ration des d̩charges et en particulier des d̩p̫ts de d̩chets inertes sur le canton (voir carte), le Cniid intervenait le soir m̻me lors d'une soir̩e th̩matique sur les risques sanitaires et environnementaux du stockage. Bonne nouvelle lors de cette soir̩e puisqu'une ̩lue du Conseil G̩n̩ral de Seine-et-Marne a annonc̩ la volont̩ de celui-ci de soutenir le mouvement associatif pour r̩duire le recours au stockage.

Liste de CET2 de Seine et Marne (source : Ademe)

CET2 Claye-Soully REP-VEOLIA ouverte en 1972 / fermeture pr̩visionnelle en 2008

CET2 Ch̢teau Landon COVED ouverte en 1998 / fermeture pr̩visionnelle en 2007 repouss̩e apr̬s le retrait d'un dossier d'autorisation pour une autre d̩charge sous l'action de Nature Environnement 77 et de l'Association Information D̩fense de l'environnement.           

CET2 Isles-les-Meldeuses SABLIERE CAPOULADE ouverte en 1951

CET2 Fouju REP/VEOLIA ouverte en 1995

CET2 Moisenay REP/VEOLIA ouverte en 1995 / fermeture pr̩visionnelle en 2007

CET2 Monthyon    REP/VEOLIA ouverte en 1980 / fermeture pr̩visionnelle en 2007

CET2 Soignolles-en-Brie 2 (Buttes Bellot) SITA ouverte en 2005

Photo : d̩charge de Claye-Souilly, DR.

Carte : installations de traitement des d̩chets autour de Claye-Souilly, source : Adenca.

Contact : David Dabo

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:: Veolia fait du forcing pour ses d̩chets dangereux

A une cinquantaine de kilom̬tres au sud de Toulouse, on peut encore d̩couvrir les charmants petits villages de Laffite-Vigordane et de Salles-sur-Garonne. Alors que le Plan Local d'Urbanisme (PLU) pr̩voyait en 2006 une zone de p̢turage et de reboisement (̩tude d'impact ent̩rin̩e par des arr̻t̩s pr̩fectoraux de juillet 2006), Eoval, filiale de Veolia, propose de r̩aliser un centre de traitement de d̩chets dangereux sur ces 28 000 m 2 . Quelle surprise lorsque les associations locales (SA.GA Environnement, Lafitte en Vie et Volvestre Environnement) apprennent qu'Eoval, l'̩poque Siap, avait d̩j tent̩ en vain le m̻me mauvais coup en 2006 Auterive, un village proche. Veolia avait en plus camoufl̩ dans le dossier un incin̩rateur sous le code 167c ! Nous sommes loin des discours sur l'information du public, la concertation et la transparence...

Ne serait-ce pas l une ̩vidente tentative de Veolia pour avoir l'usure les associations de protection de l'environnement en pr̩sentant encore et toujours, en changeant de lieu, ce m̻me projet ?

Contact : David Dabo

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:: "les vers mangent mes d̩chets"

Composter ses d̩chets de cuisine en utilisant des vers de fumier, beaucoup y pensent mais se demandent comment faire. Le livre  Les vers mangent mes d̩chets  vous explique tout.

Cet ouvrage bien connu des adeptes du lombricompostage, ̩crit par l'am̩ricaine Mary Appelhof et traduit en fran̤ais par Agn̬s Allart, est d̩sormais disponible aupr̬s du Cniid. Vous y trouverez les r̩ponses toutes les questions que vous vous posez sur la pratique du lombricompostage : fabrication de la caisse, d̩marrage, entretien, comment r̩soudre les probl̬mes s'ils se pr̩sentent... Une vraie mine d'informations.

Livre disponible aupr̬s du Cniid - plus d'informations ici

Tarif normal : 15,80 euros (+ frais de port 3,5 euros) // tarif adh̩rent Cniid : 12 euros (+ frais de port 3,5 euros)

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:: Adh̩rer au Cniid : une cotisation r̩duite pour les ̩tudiants, ch̫meurs et b̩n̩ficiaires du R.M.I.

L'Assembl̩e G̩n̩rale Ordinaire du Cniid du 28 mars dernier a approuv̩ la proposition du bureau de r̩duire 12 euros le montant de la cotisation annuelle pour les ̩tudiants, ch̫meurs et b̩n̩ficiaires du R.M.I., sur justificatif. Le montant  de base  annuel est maintenu 36 euros.

Rappelons que tous les dons et cotisations vers̩s au Cniid sont d̩ductibles d'imp̫ts hauteur de 66% (dans la limite de 20% des revenus du donateur).

Le rapport d'activit̩ 2008 de l'association, approuv̩ en Assembl̩e G̩n̩rale est par ailleurs t̩l̩chargeable d̬s maintenant sur le site du Cniid dans la rubrique "Qui sommes nous ?"

Contact : Flore Berlingen

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:: Agenda
  • Marche contre la co-incin̩ration des d̩chets en cimenterie, le dimanche 20 avril au rond-point de Pont de Peille (06 - entre Drap et Contes), organis̩e par le Collectif des Paillons

    Devant l'opposition de plus en plus forte envers les incin̩rateurs, les cimentiers proposent d'int̩grer les d̩chets dans leurs cimenteries soit dans le cru soit comme combustible, la r̩glementation concernant leurs activit̩s ̩tant plus souple que celle r̩gissant les incin̩rateurs. La course au profit se poursuit donc au d̩triment de la s̩curit̩ sanitaire et environnementale et sur fond d'un scandaleux  greenwashing . (Plus d'infos)

  • Semaine internationale de la Couche Lavable, du 27 avril au 3 mai : une semaine d'information et de promotion des couches lavables l'initiative des professionnels vendeurs ou loueurs de couches lavables.

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Le Centre national d'information ind̩pendante sur les d̩chets (Cniid) est une association loi 1901, financ̩e essentiellement par des dons et cotisations. Personne physique ou morale, votre adh̩sion lui est essentielle. Rejoignez-nous en adh̩rant !
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