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LA DISSIMULATION DE NOS DECHETS...
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PAR INCINERATION
Un incinérateur de déchets ménagers,
abusivement qualifié aujourd'hui d'Unité
de Valorisation Energétique (UVE) par ses
promoteurs, n'a pas comme but de produire de l'énergie
: l'incinération est un procédé
coûteux d'élimination. Par la combustion,
le volume et la masse des déchets solides
sont " visuellement " réduits.
Par contre, la pollution est non seulement augmentée
mais créée par le procédé
lui-même, et transférée dans
les résidus solides (mâchefers, REFIOM),
les rejets liquides et surtout les fumées
toxiques. Il est illusoire de croire que l'évolution
de la législation supprime toutes les limites
et les dangers inhérents au procédé
même de l'incinération.
Depuis 10 ans, le CNIID participe grandement
à la prise de conscience de l'aberration
que constitue ce procédé, sur les
plans sanitaire, environnemental, économique,
social ou démocratique. Si de plus en plus
de voix s'élèvent pour dénoncer
la politique française du " tout incinération
", de nombreux combats restent à mener
dans notre pays, qui brûle toujours plus
de 40% de ses déchets ménagers et
qui projette de construire encore de nouvelles
installations de forte capacité. Suite...
... PAR ENFOUISSEMENT
La mise en décharge est un autre procédé
d'élimination. Comme le stipule la loi
du 14 juillet 1992 sur les déchets, le
stockage aurait dû être réservé
au seul " déchet ultime" autrement
dit le déchet qui " n'est plus susceptible
d'être traité dans les conditions
techniques et économiques du moment, notamment
par extraction de la part valorisable ou par réduction
de son caractère polluant ou dangereux
". Cette loi n'a jamais été
respectée car adaptable (donc adaptée)
à merci pour chaque situation locale, notamment
au plan départemental. Encore une fois,
la loi est subordonnée à des considérations
économiques à court-terme, et la
plupart des décharges continuent de recevoir
des déchets de toutes sortes.
Sous couvert de la fermeture de décharges
non autorisées aujourd'hui, les contraintes
sur le contenu de nos décharges, autrement
dit le déchet enfoui, n'ont pas évolué.
Le CNIID, avec l'émergence des projets
de " méga-décharges ",
alerte de la voie prise par cette filière,
en contradiction avec la Directive européenne
du 26 avril 1999 sur la mise en décharge
des déchets. Les mêmes industriels
nous vendent à la fois des incinérateurs
et des " méga décharges ",
conçus avant tout pour une rentabilité
maximale, tout en pérorant sur le respect
des normes.
Tel que proposé aujourd'hui, l'enfouissement
des déchets de nos poubelles constitue
une véritable nuisance et une bombe à
retardement, faisant peser des risques sanitaires
et environnementaux, par la pollution de l'air,
du sol et des ressources en eau. La décharge
ne devrait être que l'exutoire en fin de
traitement de la partie réellement résiduelle
de nos déchets, qui concerne aujourd'hui
moins de 20% de notre poubelle.
Suite...
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